Plus d'infos sur le spectacle À la gorge
Par un été caniculaire, en Nord-Lozère, un éleveur tombe dans une spirale destructrice après avoir été victime d’une attaque de loup sur son troupeau. Après Vacarme(s), sur le mal-être paysan, la Joie Errante se saisit d’un autre sujet clivant de l’agriculture pour un spectacle sensible au plus près des enjeux actuels.
Julien, Marion et leur fille Louise élèvent 200 brebis laitières, au bord du ruisseau Altaret, en Margeride. Le travail est difficile, mais source de fierté, et l’exploitation tourne bon an mal an. Tout bascule une nuit de juin : le troupeau se fait attaquer par un loup. À travers deux regards opposés, celui de l’éleveur et celui de la louve, la compagnie déroule ce sujet brûlant, au cœur des débats sur l’agriculture. On y découvre les procédures, le rôle de l’État, les camps qui se dessinent. On voit aussi l’impact économique sur un milieu déjà précarisé, et l’onde de choc émotionnelle, la souffrance qui isole et aveugle.
S’appuyant sur les données récentes de l’Office Français de la Biodiversité et sur les bilans du Plan National d’Actions Loup, la compagnie La Joie Errante ancre la fiction dans une réalité statistique. Elle utilise, comme dans Vacarme(s), l’outil théâtral pour proposer une approche fine et nuancée d’une situation conflictuelle, et, peut-être, amorcer des pistes de réconciliation.
Créée par Thomas Pouget en 2015, et implantée en Lozère, la compagnie a ncre son théâtre dans le réel, pour créer des projets durables, en lien avec les habitants. La création théâtrale devient un moyen de vivre et de partager des aventures collectives, de parler ensemble pour que résonnent nos espoirs communs.